A l’école de Bukowski,
Les souvenirs sont habités
Par des odeurs de whisky,
Par des relents de regrets.
A cette école où j’ai grandi
Les valeurs ne sont pas figées ;
Tous les repères sont meurtris
Par une conscience malmenée.
Car à l’école de Bukowski
Les écoliers sont tous marqués
Par les remords de chaque vie,
Un tourbillon d’actes manqués.
C’est une école où l’on s’abîme,
Où l’on rêve de décoller
Puis d’atterrir au sein d’un film
Où le bonheur serait conté.
La coupe aux lèvres, la colère en écharpe,
La guerre des boutons version dionysiaque
Est un combat dont personne ne réchappe
Sans cicatrice, sans paire de claques.
Car saches que l’hydre du souvenir
Se nourrit des litres de ton oubli,
Qu’elle fait que chaque jour tu perds le sourire
Quand le matin éclaire ce qu’est ta vie.
Puis j’ai connu l’école Gainsbourg
Où l’on subit ses émotions,
Quand on ne rêve que d’amour
En ne vivant que frustrations.
Même si cette école se savoure
Comme une douceur pleine de poison,
Elle laisse dans le cœur un four
Qui calcine toute nos sensations.
Car dans l’école nommée Gainsbourg
On ne supporte sa condition
Qu’à grands coups d’allers-retours
De la folie à la raison
Mais cette école amène encore
Tout un ballet de créations
Qui, si souvent l’on trompe la mort,
Sont autant de satisfactions.
La coupe aux lèvres, la colère en écharpe,
La guerre des boutons version dionysiaque
Est un combat dont personne ne réchappe
Sans cicatrice, sans paire de claques.
Car saches que l’hydre du souvenir
Se nourrit des litres de ton oubli,
Qu’elle fait que chaque jour tu perds le sourire
Quand le matin éclaire ce qu’est ta vie.
Un jour j’ouvrirais mon école
Où l’on apprendra à pisser
Sur cette faune qui voit l’alcool
Comme une base à l’amitié
Celle qui se dit rock n’roll
Pour toutes leurs bassesses excuser
Et nous faire croire que ces guignols
Détiennent une part de vérité.
Et puis aussi dans cette école
On poussera à l’humanité
A penser que malgré nos rôles
On peut vivre sans se déchirer.
Car si je mérite une école
C’est que j’aurais pu surmonter
Les coups du sort, les coups de grole
Que la vie m’a distribué.
La coupe aux lèvres, la colère en écharpe,
La guerre des boutons version dionysiaque
Est un combat dont personne ne réchappe
Sans cicatrice, sans paire de claques.
Car saches que l’hydre du souvenir
Se nourrit des litres de ton oubli,
Qu’elle fait que chaque jour tu perds le sourire
Quand le matin éclaire ce qu’est ta vie.